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Discussions et rencontres spirituelles

Centre HudayiDiscussions et rencontres spirituelles

Une parole soufie dit « celui qui chemine seul, chemine avec Satan ». En effet, un cheminement solitaire laisse toujours place aux suggestions de l’ego et souvent sans que l’on s’en aperçoive. L’ego possède une capacité immense à habiller de bonnes raisons, d’intentions louables et de bonnes excuses les pires de nos passions. Ainsi, les discussions et rencontres spirituelles, nous aide à voir clair en nous-mêmes, par un travail très concret de compagnonnage spirituel (sohba).

En effet, Baha’uddin Naqshband dit dans une de ses paroles (en Perse) : « Tariqima der sohbat est », c’est-à-dire notre voie est établie sur le Compagnonnage. Le Messager de Dieu (pbsL) indique que ses Compagnons sont tels « des étoiles, ils vous guideront tous, que vous suiviez celui-là ou un autre ». Ainsi, si nos pieux prédécesseurs nous sont indiqués comme une torche éclairant notre voie, d’où ont-ils gagné cette Lumière ? Évidemment, de la Lumière qui émanait du Prophète pendant les Sohba’. C’est de ces rencontres que les éminents Compagnons ont gagné toute leur morale, leur sagesse et enfin leur place « parmi les étoiles ».   

Le compagnonnage ne consiste pas à être forcément toujours ensemble, on dit : « celui qui est à côté de toi est au Yémen et celui qui au Yémen est à côté de toi ». La véritable proximité réside dans l’Amour et l’Union spirituelle. Pour cet amour véridique, l’espace-temps n’a aucune signification. Ainsi, la Lumière spirituelle qui règne dans ces Sohba distille un influx spirituel dans les cœurs et contribue à unir, peindre et édifier une personnalité.

De plus, en vertu de cette parole qui dit que « le croyant est le miroir du croyant », la fréquentation des autres disciples nous aide à voir clair en nous-mêmes et crée une synergie dans la fraternité.

Toutes ces réalités ne font que renforcer l’importance et la nécessité des discussions et rencontres spirituelles, qu’elles soient journalières ou hebdomadaires ; mais le plus important, c’est qu’elles soient régulières.

Terminons par une maxime turque qui dit : « Le thé, le café ne sont qu’un prétexte, le cœur veut la Sohba. »